[CCA 17] La Fédération de Russie et la notion d’Indo-Pacifique

[CCA 17] La Fédération de Russie et la notion d’Indo-Pacifique

Chères lectrices, chers lecteurs,

C’est avec grand plaisir que nous reprenons prochainement la publication de nos Cahiers du comité Asie avec un numéro 17 dédié à l’Indo-Pacifique.

Dans cette édition, les membres du comité exposent leurs expertises et passion pour traiter de ce sujet, mais aussi pour couvrir l’Asie dans son ensemble.

Dans l’attente de la publication des Cahiers, voici un avant-goût :

 

La Fédération de Russie et la notion d’Indo-Pacifique : rejet du concept et promotion de l’Eurasie

 

Par Enzo MATTA et Pierre THEVENIN, membres du comité Asie

Relecture par le pôle publication

 

Ce texte n’engage que la responsabilité de l’auteur.

Les idées ou opinions émises ne peuvent en aucun cas être considérées comme l’expression d’une position officielle de l’association.

 

 

La capacité d’un État à légitimer et à imposer ses priorités stratégiques aux autres États relève d’un attribut traditionnel de la puissance. Après son adoption officielle par l’Australie, le Japon et leurs principaux alliés occidentaux, la notion d’Indo-pacifique participe au renouvellement d’une approche occidentale des espaces géographiques précédemment nommés Asie Pacifique et océan Indien.

La région indo-pacifique s’étend à la « région biogéographique — océanique — qui comprend les zones tropicales et subtropicales de l’océan Indien et de la partie occidentale de l’océan Pacifique[1]  ». Centrée sur les espaces marins, la notion d’Indo-pacifique rend compte des interconnexions sécuritaires, économiques et politiques croissantes entre les États riverains des océans Indien et Pacifique.

Pour autant, cette succession de dénominations ne fait pas l’unanimité. Alors que la Fédération de Russie est un État riverain de l’océan Pacifique Nord, la stratégie maritime de la Russie pour la région Asie Pacifique se caractérise par une grande stabilité conceptuelle et par la promotion depuis le milieu des années 2000 de son propre concept continental de « grande Eurasie[2]». Cette approche eurasiatique n’en diminue pas moins l’intérêt de Moscou pour les espaces marins perçus comme un vecteur de puissance, de développement économique et de sécurité pour son territoire[3].

Le refus implicite de la Russie d’endosser le concept d’Indo-pacifique manifeste l’incapacité pour Moscou de se déployer militairement et un faible intérêt géopolitique porté, au-delà de son partenariat avec l’Inde, sur l’océan Indien et dans le Pacifique Sud.

 

L’omniprésence de la géographie

La doctrine maritime de la Fédération de Russie, publiée en juillet 2015 et complétée en juillet 2017 par la promulgation du Fondement de la politique d’État de la Fédération de Russie dans le domaine naval à l’horizon de 2030, actualise la stratégie de la Fédération de Russie à l’égard des océans et des mers. Ces documents établissent un état des lieux pessimiste de la sécurité de la Fédération marquée par une dégradation progressive de la situation politique et militaire ainsi que de la multiplication des « aspirations de certains États » à l’endroit de territoires russes ou considérés comme tels par Moscou[4]. La doctrine navale mentionne également « les efforts d’une série d’États visant à limiter l’accès de la Fédération de Russie aux ressources de l’océan mondial et aux lignes de communication maritimes majeures ». Face à ces menaces, la Russie demeure attachée à son statut d’acteur stabilisateur, volontaire et à la recherche de coopérations bénéfiques sur des sujets économiques, stratégiques et de gestion des ressources naturelles.

Pour répondre à ces enjeux, plutôt qu’une stratégie globale la Russie poursuit une stratégie à l’échelle des océans et mers qui la bordent, fondée sur une priorisation des budgets en fonction des objectifs définis par l’autorité politique. Selon Thomas Gomart, la Russie est dépourvue d’une « grande stratégie » qui « implique une vision du monde, construite autour d’une identité[5] ». Elle n’en possède pas moins une approche locale de chaque enjeu de sécurité régional qui donne à voir une stratégie politique et économique d’ensemble.

 

L’océan Indien, une région à faible intérêt pour l’URSS et la Russie

Les autorités russes n’emploient pas le concept d’Indo-pacifique et maintiennent la dissociation entre l’océan Pacifique, la région Asie-Pacifique et l’océan Indien. Ce positionnement reflète des tendances stratégiques de long terme de la politique asiatique russe. Tout d’abord, l’éloignement géographique de la Russie de l’océan Indien et du Pacifique Sud, associé à l’absence de territoires ultra-marins, ne l’incite pas à s’y projeter. Par ailleurs, la Russie postsoviétique a choisi de recentrer sa doctrine navale sur le Pacifique Nord. Les coopérations nouées au cours des années 1970 avec la République d’Inde et la République socialiste du Vietnam ont progressivement baissé en intensité[6]. Le partenariat stratégique entre la Russie et l’Inde, qui repose sur le traité d’amitié et de coopération de 1971 renouvelé en 1993, se concentre principalement sur les ventes d’armes, du nucléaire civil et une coopération politique, notamment dans le cadre de l’Organisation des Nations unies. La flotte russe du Pacifique n’en a pas moins conservé un centre d’entretien et de réparation des sous-marins à Cam Rahn (au Vietnam), base soviétique puis russe entre 1979 et 2002[7].

Parmi les objectifs prioritaires des autorités russes, on recense le développement économique de la Sibérie orientale et de l’Extrême-Orient, la protection des installations militaires stratégiques dans la péninsule de Sakhaline et l’accès des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins de la base de Pretropavlovsk-Kamtcharskii à l’océan Pacifique via la mer d’Okhotsk[8]. En outre, la permanence du contentieux concernant les îles Kouriles, au sud de la mer d’Okhotsk entre la Russie et le Japon, constitue un point de tension permanent pour les autorités russes. A contrario, l’océan Indien et les mers de Chine du Sud ne sont pas conceptualisés par la doctrine russe. En effet, la flotte russe ne navigue que très rarement dans ces espaces, excepté à l’occasion d’exercices navals russo-chinois en mer de Chine méridionale.

 

Les moyens limités de la flotte du Pacifique

Compte tenu des défis et des priorités stratégiques russes, la doctrine navale préconise un maintien du rang de la flotte russe et une préservation des capacités offensives et défensives. La crédibilité de la réponse militaire russe se trouve contrainte par des budgets militaires limités.

Deuxième flotte de Russie, parmi les quatre de la Fédération[9], la flotte du Pacifique, commandée à partir du port de Vladivostok, demeure concentrée sur les missions de dissuasion nucléaire au sein de laquelle prédomine sa composante sous-marine. Elle est pourtant menacée de déclassement technologique et numérique en raison du rapide développement des capacités navales de la République populaire de Chine (RPC) et du Japon[10].

Igor Denoël remarque que la flotte du Pacifique demeure « une flotte oubliée[11] » du programme de modernisation de l’armement 2011-2020. Ce déséquilibre se manifeste par un nombre de navires en diminution, des crédits budgétaires contraints pour l’entretien des bases et des équipements limités au profit des flottes de la mer Baltique, de la mer Noire et maintenant de l’océan Arctique. En 2018, quatre des huit plateformes admises au service actif ont été versées à la flotte de la mer Noire. De plus, le programme militaire 2011-2020 portait en priorité sur la construction de sous-marins (classiques et nucléaires) et sur la construction de navires de surface de faible tonnage[12]. Toutefois, la mise en cale de deux nouveaux sous-marins d’attaques à propulsion diesel (projet 0636.3, une version actualisée de la classe Kilo) en juillet 2018 semble souligner la volonté de Moscou de limiter le déclassement capacitaire de la flotte du Pacifique à l’horizon de 2025[13].

La doctrine navale souligne les capacités industrielles, technologiques et budgétaires limitées de la Fédération de Russie dans la définition de sa stratégie. Si la marine russe est souvent défavorisée par les arbitrages financiers lors de la négociation de ses programmes d’armements, la flotte du Pacifique est demeurée à l’écart du processus de modernisation des équipements militaires amorcé en 2011. Par ailleurs, la reconstitution d’une flotte de surface hauturière, capable de projeter un groupe aéronaval russe en mer de Chine ou dans l’océan indien semble compromise par le prochain programme d’armement 2018-2025, qui se concentre sur la construction de navires de petit et moyen tonnage[14] pouvant être équipé du nouveau missile de croisière, Kalibre, et du missile antinavire, Zircon[15].

Réaffirmer et étendre la présence russe en Asie de l’Est

Depuis l’annexion de la Crimée en 2014 et l’imposition de sanctions par les pays occidentaux, Moscou a cherché à rééquilibrer sa stratégie internationale en faveur de l’Asie, et singulièrement de la RPC. La dégradation des relations entre la Russie et les pays occidentaux l’a conduite à chercher de nouvelles sources de développement économique et à réaffirmer son ancrage politique en Asie. Cet effort participe d’une politique proactive initiée depuis le deuxième mandat (2004-2008) de Vladimir Poutine pour renforcer ses relations bilatérales avec les pays d’Asie et les organisations régionales[16].

L’Extrême-Orient russe est promue « région stratégique[17] » par les différents concepts de politique étrangère de la Fédération de Russie. À la lecture de ce document, Isabelle Facon relève que « la Russie voit le renforcement de sa position en Asie-Pacifique et le développement de ses relations avec les États de la région comme un enjeu stratégique de politique étrangère (…). La Russie souhaite participer de manière proactive au processus d’intégration régionale, pour en tirer le maximum de bénéficies et favoriser le développement économique et social de la Sibérie et de l’Extrême-Orient russe[18] ». Ce rééquilibrage est « perçu comme une nécessité[19] » tant du point de vue du développement des régions riches en ressources naturelles de l’Extrême-Orient russe que de la participation de la Russie aux grands enjeux stratégiques du XXIème siècle[20].

L’investissement politique de la Russie dans les forums multilatéraux (APEC, OCS) s’est ainsi accompagné d’une recherche systématique de compensations matérielles sous la forme de signatures de partenariats économiques, de coopérations technologiques ou d’investissements croisés[21].

Moscou fait reposer le développement de ses régions sur l’attractivité des ressources pétrolières, gazières et minières, afin d’attirer des investisseurs étrangers, ainsi que sur la mise en valeur de la route dite du Nord[22], par laquelle sont appelés à transiter les navires marchands entre le Pacifique Nord et l’océan Atlantique. L’attractivité du pays demeure fragilisée par les nombreuses défaillances de marché, l’inadéquation du cadre réglementaire ou encore l’absence « d’hinterland développé capable d’attirer les flux de marchandises [23]». Toutefois, à moyen terme, les objectifs économiques russes semblent se traduire par une progressive diversification des échanges commerciaux extérieurs, en faveur de la région Asie-Pacifique. La Chine a ainsi remplacé dès 2010, l’Allemagne, comme premier partenaire commercial de la Russie.

Sur le long terme, le renforcement des échanges entre la Russie et la Corée du Sud et le Japon, États identifiés comme de potentiels partenaires économiques et fournisseurs de technologies duales, risque de rencontrer de nombreuses difficultés. En effet, la dynamique de rapprochement sino-russe pourrait limiter les marges de manœuvre de la Russie à l’égard de ces deux pays, alors même qu’ils entretiennent des griefs à l’égard de Moscou. Le dossier des îles Kouriles demeure un contentieux important entre la Russie et le Japon, alors que la Corée du Sud est liée par un traité de défense avec les États-Unis.

Si le rééquilibrage russe vers l’Asie prend aujourd’hui la forme d’un rapprochement avec la RPC, ces deux pays semblent partager un même rejet de la notion d’Indo-pacifique, une opportunité pour la Russie de faire valoir sa conception eurasiatique et continentale de la puissance.

 

Promotion de « l’Eurasie », une alternative au concept d’Indo-pacifique ?

La restauration de la grandeur et du statut de grande puissance de la Russie postsoviétique est l’objectif central de Vladimir Poutine depuis son élection à la présidence en 2000[24]. À ce titre, la production d’un nouveau corpus géopolitique et de doctrines stratégiques, synthèse de l’héritage tsariste et de l’idéologie soviétique, s’est fondée sur la mise en valeur de la notion d’eurasisme. Vladimir Poutine, qui a multiplié ces dernières années les discours sur le « monde russe » et « la vocation eurasiatique de la Russie », en appelle également à la formation d’une « grande Asie » de Moscou à Tokyo[25]. L’affirmation de cette puissance continentale s’est manifestée par la signature d’accords d’association et de coopération régionale, tels que l’UEE (2015), destinés à renforcer l’intégration économique, politique et culturelle autour de la Fédération de Russie[26].

Cette conception continentale de la puissance ne conduit pas à un désintérêt de la Russie pour ces espaces maritimes. Au contraire, Jean-Sylvestre Mongrenier remarque que les autorités russes ont, dès 1992, enchaîné les politiques publiques visant à développer les infrastructures portuaires de la Russie, principalement en mer Baltique et dans la mer Noire. Conscient de la maritimisation de l’économie mondiale, la Stratégie 2030  adoptée en 2008 prévoyait un développement des façades maritimes de la Russie[27].

Aux capacités navales de projection limitées et à défaut d’ancrage régional, l’attentisme politique et militaire russe dans l’océan Indien et dans le Pacifique Sud est complété par des contraintes stratégiques. La Russie envisage le monde en zones d’influences dominées par des puissances locales. Elle considère ainsi que ces régions se construisent autour des influences croisées de la République d’Inde et de la RPC. En outre, l’état actuel de son économie et des rapports de force n’encourage pas la Russie à tendre ses relations avec ses partenaires chinois et froisser l’Inde par un activisme diplomatique et militaire au sein de leurs zones d’intérêts[28].

Le rejet par la Russie du concept d’Indo-pacifique souligne à la fois l’attentisme politique russe à l’égard de la région de l’océan Indien et du Pacifique Sud et les moyens économiques et financiers limités à sa disposition. Centrée sur la protection de ses intérêts dans le Pacifique Nord, la Fédération de Russie tend à favoriser son intégration économique régionale.

 

* * *

 

[1] BACHELIER Jérôme, « Vers une région Indo-pacifique », Revue Défense Nationale, Février 2018

[2] « La Fédération de Russie doit tirer parti des opportunités offertes par les organisations régionales économiques et financières pour son développement national, tout en étant attentive à renforcer les structures et les organisations participant à l’intégration eurasienne », Concept de politique étrangère de la Fédération de Russie, Ministère russe des affaires étrangères, 01/12/ 2016

Le lecteur peut également se reporter au discours de Vladimir Poutine prononcé le 17 juin 2016 lors du Forum économique international de Saint-Pétersbourg.

[3] Acteur régional du Pacifique Nord, Moscou revendique un rang de puissance maritime en raison de ses 40 000 kilomètres de côtes et de sa quatrième zone économique exclusive au monde (7,5 millions de kilomètres carrés).

[4] Абзац 24, Указ об утверждении Основ государственной политики Российской Федерации в облати военно-морской деятельности на период до 2030 года, 20 июля 2017 года.

[5] GOMART Thomas, « Russie : de la « Grande stratégie » à la « guerre limitée », Politique étrangère, 2015/2, p.34

[6] OLIKER Olga, « Be careful what you wish for legacies, realignment and Russia’s evolving role in South Asia », War on the rocks, 27/12/2017

[7] SHELDON-DUPLEIX Alexandre, HUCHTHAUSEN Peter, Guerre froide et espionnage naval, Nouveau monde, 2011, p.234

[8] DELANOE Igor, « Russie : l’océan, un horizon lointain », Géopolitique des mers et des océans, Les grands dossiers de la Diplomatie, No. 46, Aout-septembre 2018, p.44

[9] On distingue la flotte du Nord, la flotte de la Baltique, la flotte de la mer Noire et la flotte du Pacifique.

[10] HENROTIN Joseph, « Puissance navale, deux ans de mutations dans l’équilibre des forces », Défense et Sécurité Internationale, hors-série No. 62, pp.8-12

[11] DELANOE Igor, « Russia’s Navy in the Pacific: the Forgotten Fleet? », Procceedings, 144/7/1, 385, Juillet 2018

[12] SHELDON-DUPLAIX Alexandre, « Le retour des sous-marins russes », Défense et Sécurité internationale, hors-série No. 59, Avril 2018, pp.54-60

[13] DELANOE Igor, « Flotte du Pacifique : la lumière au bout du tunnel ? », Le portail des forces navales de la Fédération de Russie, 18/07/2019

[14] Le lecteur peut se référer à GRAVISSE Benjamin, Défense et Sécurité Internationale, hors-série No. 62, Novembre 2018, pp.36-41

[15] Voir BAEV Pavel, « The Russian Navy is adrift in the Syrian Doldrums », International Relations and Diplomacy, Novembre 2017, Vol. 5, No. 11, pp.643-649

[16] La relance des relations économiques et politiques entre la Fédération de Russie et les pays d’Asie, notamment la RPC et le Japon remontent à l’époque de Evgueni Primakov, ministre des Affaires étrangères (1996-1998) puis Président du gouvernement (1998-1999).

[17] « Concept de politique étrangère de la Fédération de Russie », Ministère russe des Affaires Etrangères, 01/12/2016

[18] Абзац 78. Концепция внешней политики Российской Федерации, 30 ноября 2016 года.

[19] FACON Isabelle, « Quel tournant asiatique pour la Russie », Revue de défense nationale

[20] Pour une étude détaillée, voir И.А, МАКАРОВ, Поворот на Восток. Развитие Сибири и Дальнего Востока в условиях усиления азиатского вектора внешней политики России, Москва Международные отношения, 2016, 448 c.

[21] FACON Isabelle, « Quel tournant asiatique pour la Russie », op. cit.

[22] La route du Nord longe le littoral arctique russe de la mer des Barents à l’ouest au détroit de Béring à l’est.

[23] DELANOE Igor, « Russie : l’océan, un horizon lointain », op. cit., p.44

[24] Voir JOUANNY Jean Robert, Que veut Poutine ?, Paris : Editions du Seuil, 2016

[25] LO Bobo, « Greater Eurasia, The Emperor’s New Clothes or an Idea whose Time has Come? », Etudes de l’Ifri, Russie.Nei. Reports, Juillet 2019

[26] Voir RADVANYI Jean (dir.), Les États postsoviétiques, identités en construction, transformations politiques, trajectoires économiques, Paris : Armand Colin, 2011

[27] MONGRENIER Jean-Sylvestre, « Poutine et la mer. Forteresse « Eurasie » et stratégie océanique mondiale », Hérodote 2016/4, No. 163, pp.61-85

[28] La Fédération de Russie a ainsi soutenu la République Populaire de Chine dans son rejet des conclusions de la sentence arbitrale du tribunal arbitral (Annexe VII de la Convention des Nations Unies sur le droit de la Mer) du 12 juillet 2016 sur le statut de la mer de Chine méridionale.

 

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Cahier du comité Asie n°17 : numéro spécial Indo-Pacifique

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