Entretien avec le Général Soulet, Officier Général en charge de la Zone de Défense et de Sécurité du Sud-ouest

Entretien avec le Général Soulet, Officier Général en charge de la Zone de Défense et de Sécurité du Sud-ouest

Entretien avec le Général Soulet, Officier Général en charge de la Zone de Défense et de Sécurité du Sud-ouest

Par Nesheen Solanki, Délégué Régional de l’ANAJ-IHEDN en Aquitaine

_____

Mon Général, vous avez pris vos fonctions à la tête de la Zone de Défense et de Sécurité du Sud-ouest en septembre 2014. Afin d’en comprendre les enjeux, pouvez-vous nous donner quelques chiffres clés de cette Zone ?

La ZDSO compte près de 43 000 personnes, le tout réparti sur 18 régiments et 3 camps, 6 bases aériennes, 1 base navale, 10 bases de Défense (BdD), 6 états-majors (3 Terre, 1 ZD et 1 air + la SIMMAD), 6 écoles (3 Terre et 3 Air), 1 détachement Marine et 6 sémaphores, des établissements de la Direction générale de l’armement (DGA), du Secrétariat général pour l’administration (SGA), du Service d’infrastructure de la Défense (SID), du Service du commissariat des armées (SCA), du Service de santé des armées (SSA), du Service des essences des armées (SEA), du SIAé, de la SIMMAD, etc.

Comment la définiriez-vous ?

Les 3 grandes caractéristiques de la ZDSO sont :
– sa dimension interarmées : 21 000 militaires de l’armée de Terre, 11 000 de l’armée de l’Air, près de 700 de la marine Nationale, 2600 personnels au sein des services (SSA, SEA, SCA) et DGA, 8 200 personnels civils et 6 000 réservistes ;
– sa forte spécificité « 3e dimension » : armée de l’air, aviation légère de l’armée de Terre (ALAT), parachutistes, DGA/« aéronautique », etc. ;
– son fort caractère opérationnel : aviation de chasse, forces spéciales, parachutistes, troupes de Marine qui lui permet de disposer de forces robustes et efficaces dotées des matériels les plus modernes (avions Rafale, hélicoptères Tigre, drones, véhicules blindés, patrouilleurs de surveillance, engins du génie…) et capables d’entrer en premier sur un théâtre d’opérations.

Que vous inspire la fonction d’Officier Général en charge d’une Zone de Défense et de Sécurité ?

C’est une fonction opérationnelle, essentielle au concours des forces armées au règlement des crises sur le territoire national. Par ailleurs, son positionnement en fait un acteur de la cohérence de l’action des services du ministère de la défense dans la zone.

Quels étaient les dossiers les plus urgents lors de votre prise de fonction ? Pouvez-vous nous décrire vos premières mesures ? Avez-vous trouvé des situations inattendues à votre arrivée à la tête de la Zone ?

Le cœur de notre activité constitue la priorité: réactivité, efficacité et soutien des Forces stationnées.
J’ai trouvé à mon arrivée une situation saine bien que nouvelle, s’agissant de l’articulation et des attributions de mon état-major (EMZD).
Ainsi les premières mesures ont visé à :
– m’assurer de notre efficacité ;
– bien nous ancrer dans le nouveau paysage de la transformation du ministère ;
– rencontrer les nombreux acteurs variés de la zone ;
Enfin, l’arrivée à Mérignac d’une partie importante du nouveau Commandement des forces aériennes (CFA que j’ai par ailleurs l’honneur de commander) constitue une priorité en Gironde.

Quels sont vos objectifs pour l’année 2015 ?

– Mener à bien le CFA NG à l’été 2015 ;
– transformation du soutien. La poursuite de la mise en œuvre de l’EMZD créé au 1er juillet 2014 ;
– accompagnement des restructurations 2015 annoncées par le ministre le 15 octobre 2014 ;
– assumer pleinement notre rôle en cas de crises potentielles (missions de service public, sauvegarde générale…), tel que nous le faisons actuellement, pour la protection du territoire national et de nos concitoyens (en appui ou en substitution des forces de sécurité intérieures) ;
– assurer un bon niveau de rayonnement des armées : rendez-vous du trinôme académique, rallyes citoyens, journée nationale du réserviste, rendez-vous bordelais de la Défense, etc.
– Représentations militaires (Centenaire de la Première Guerre mondiale, 11 novembre, 8 mai, 14 juillet,etc.).

Comment avez-vous défini ces objectifs ? Si vous devez nous illustrer vos orientations à travers un projet, ce serait lequel ?

Innovation, subsidiarité et cohérence guident mon action. « Ensemble, au mieux et autrement » selon les propos mêmes du Chef d’état-major des armées.

La situation budgétaire actuelle est relativement difficile. Dans quelles mesures les restrictions budgétaires ont-elles affecté vos projets ? Quelles sont les mesures de restructuration ou de baisse des dépenses que vous avez dues mettre en œuvre ?

Vous le savez, le 2 juin, le Président de la République a réaffirmé les engagements financiers de la loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019 qui est la traduction concrète des orientations stratégiques fixées par le nouveau Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, en termes de moyens financiers, humains et matériels. Tous deux confirment le maintien d’un haut niveau d’ambition militaire et d’un modèle d’armée complet et cohérent pour notre pays, permettant d’assumer simultanément la protection des Français et du territoire national, la dissuasion nucléaire et l’intervention extérieure. Pour garantir ces trois volets, la modernisation de nos équipements sera poursuivie et certaines de nos capacités renforcées, comme le renseignement ou la cyberdéfense. En revanche, dans le domaine de l’organisation et des ressources humaines, la réalisation du futur modèle d’armées nécessitera d’importantes adaptations et des efforts conséquents.
Pour la période 2014-2019, les déflations concernent 34 000 personnels, soit 24 000 nouvelles suppressions de postes à ajouter aux 10 000 postes déjà gagés par le Livre blanc de 2008.

En 2014, elles ont concerné 7 881 postes, dont seulement 500 dans notre zone.
Depuis 2008, la zone a vu la création de 10 bases de défense (BdD), pour gagner des effectifs dans le cadre des soutiens communs, la dissolution du 519e régiment du train (519e RT) de La Rochelle et de l’état-major de forces de Limoges, le déménagement du 503e RT de Souge et de l’état-major de la 3e brigade mécanisée (3e BM) de Limoges, la fermeture des détachements du commissariat de Bergerac et du matériel de Gueret et des centres d’information et de recrutement des forces armées (CIRFA) de Auch et Rodez, la réorganisation de la base aérienne de Saintes (BA 722) et des deux états-majors de Xaintrailles à Bordeaux en un seul (EMZD). Elle a aussi vu l’arrivée du 13e régiment de dragons parachutistes (13e RDP) à Souge, des Alphajet de Dijon à la BA 120 de Cazaux et la SIMMAD et le commandement des Forces aériennes (CFA) à Mérignac sur la BA 106.
Depuis plusieurs années, la ZDSO est donc globalement préservée.

Pour 2015, la Défense doit réaliser un ensemble de mesures de restructurations permettant d’atteindre sa cible de déflation, soit la suppression de 7 500 postes (dont 2 500 au titre de la précédente réforme). Selon un cadencement lié aux résultats de l’analyse fonctionnelle et capacitaire conduite par les états-majors, directions et services, de nouvelles mesures sont décrites aujourd’hui. Ces opérations de restructurations (réorganisations, mutualisations, fermetures d’implantations militaires et transferts d’unités) sont toujours en adéquation avec la nécessité d’adapter notre outil de défense face aux nouvelles menaces et vont permettre, grâce à une organisation territoriale des forces armées plus cohérente, d’atteindre un modèle simplifié et plus efficient. L’analyse prend donc en compte des considérations d’ordre opérationnel (respect des contrats opérationnels…), budgétaire (réduction des coûts de fonctionnement par mutualisation des soutiens ou densification des emprises par exemple) ou organisationnel (déflations d’effectifs). Le personnel et les sites concernés par les restructurations feront l’objet de mesures d’accompagnement, dont l’enveloppe budgétaire est prévue dans la LPM. Dans la zone Sud-Ouest, comprenant les régions Aquitaine, Midi-Pyrénées, Poitou-Charentes et Limousin, les restructurations concernent l’ensemble des armées, directions et services.

L’armée de terre doit adapter son format et ses capacités à un niveau jamais atteint au cours des récentes réformes tout en préservant ses capacités d’engagement. Pour l’année 2015, l’atteinte de la cible de déflations fixée à l’armée de terre sera obtenue par des adaptations capacitaires et un effort porté sur l’environnement des forces. Dans le cadre de la révision des contrats opérationnels et de l’effort porté sur l’environnement des forces, cela se traduit par la suppression d’un escadron de ravitaillement au 515e régiment du train de La Braconne (515e RT – Charente). Dans le cadre de l’anticipation de l’ajustement capacitaire, cela se traduit par la suppression d’un escadron au Régiment d’infanterie – chars de marine de Poitiers (RICM – Vienne), d’une section au 1er régiment de chasseurs parachutistes de Pamiers (1er RCP – Ariège), au 126e régiment d’infanterie de Brive-la-Gaillarde (126e RI – Corrèze) et au 35e régiment d’artillerie parachutiste de Tarbes (35e RAP – Hautes-Pyrénées) et au 31e RG de Castelsarrasin et 17e RGP de Montauban et par la transformation du 8e régiment de parachutistes d’infanterie de marine de Castres (8e RPIMa – Tarn) en régiment d’infanterie nouvelle génération.

L’armée de l’air, répondant aux objectifs de rigueur budgétaire et de déflation des effectifs, s’inscrit dans une logique de concentration accrue de ses moyens par la constitution de pôles d’excellence favorisant les synergies locales et procède au transfert du Commandement des forces aériennes (CFA) à Bordeaux-Mérignac (Gironde), et son fusionnement avec le Commandement du soutien des forces aériennes (CSFA), et du Centre de formation militaire élémentaire de Saintes (CFME – Charente-Maritime) à Orange.
La Marine nationale, pour atteindre un stade de concentration très élevé, principalement autour des deux grands ports de Brest et Toulon, ajuste ses capacités et procède à la fermeture de la base navale de l’Adour à Anglet (Pyrénées-Atlantiques).
Le Service des essences des armées (SEA) vise à assurer au mieux le soutien des forces en métropole, tout en répondant à l’essentiel des objectifs de son contrat opérationnel de projection. Poursuivant la rationalisation de la fonction soutien pétrolier et la redistribution des moyens, le SEA procède à la dissolution du Centre de ravitaillement des essences de Castelsarrasin (CRE –
Tarn-et-Garonne) sur deux ans et à la fermeture du Dépôt des essences de l’aviation légère de l’armée de terre de Dax (DEALAT – Landes) en 2018.

Le soutien interarmées poursuit son effort de rationalisation et de simplification sur les organismes, tout en recherchant la meilleure qualité des services rendus. Cela se traduit notamment depuis le 1er juillet 2014 dans la zone par la création de l’Etat-major de zone de défense de Bordeaux (EMZD – sud-ouest) issu de la fusion des deux anciens états-majors (opérationnel et de soutien).
Enfin, le Service du commissariat aux armées (SCA) a été mandaté pour proposer un plan de transformation de l’administration générale et des soutiens communs (AGSC). Son objectif est de garantir la primauté du soutien des opérations, en maintenant un soutien de proximité et en préservant la qualité de service. Ce projet repose, notamment, sur le rattachement hiérarchique, depuis le 1er septembre 2014, des GSBdD au SCA afin de lui permettre de contribuer à la rationalisation des effectifs consacrés au soutien des forces. Cette démarche a pour objet de confier à un seul acteur chaque grande fonction de l’AGSC depuis la conception jusque la mise en œuvre, au plus près des administrés, c’est-à-dire de « bout en bout ».

Le Commandement de Soutien des Forces Aériennes (CSFA) et le Commandement des Forces Aériennes (CFA), ont été fusionnés. Le premier était à Mérignac et le second à Dijon. La nouvelle structure sera basée à Mérignac. Pourquoi cette fusion était-elle nécessaire ? Quelles sont vos attentes par rapport à cette nouvelle structure ?

Le choix de Mérignac, et de l’Aquitaine, n’est pas le fruit du hasard et répond à une logique d’attractivité (au sens physique du terme) et de continuité. Ce n’est pas sans raison, par exemple, que le site de Cazaux a été choisi pour célébrer le 80e anniversaire de l’armée de l’air le 21 juin dernier. Berceau, entre autres, de la dissuasion aéroportée, l’Aquitaine et l’armée de l’air ont une longue histoire commune, histoire que l’on peut d’ailleurs élargir à l’ensemble de l’aéronautique militaire. La création ici sur la base aérienne de Bordeaux-Mérignac du nouveau commandement des forces aériennes (CFA) s’inscrit donc dans une suite logique de consolidation d’un grand pôle aéronautique militaire après l’installation du commandement du soutien des forces aériennes (CSFA) en 2008, qui avait précédé celle de la structure intégrée de maintien en condition opérationnelle des matériels aéronautiques de la défense (SIMMAD) en 2012.

Cette réorganisation n’est pas subie ; elle est au contraire voulue par le haut commandement de l’armée de l’air, car nécessaire. La création de ce commandement à Bordeaux est en effet un des axes majeurs du plan stratégique de l’armée de l’air « Unis pour faire face ». La fusion du commandement de Dijon et de celui de Mérignac (le CSFA) vise à simplifier les structures de commandement et à améliorer la coordination technico-opérationnelle. Le CFA conserve sa mission de préparer les unités au combat et de soutenir les forces engagées, qui le sont souvent dans la durée. Il est le véritable réservoir de forces (conventionnelles, d’appui et spéciales) de l’armée de l’air.

2014 était une première étape avec l’installation ici de mon équipe rapprochée et de mes principaux adjoints. L’ensemble de mon état-major a vocation à être totalement rassemblé sur le site de Mérignac à l’été 2015.
Après plus d’un an de travail commun entre les états-majors bordelais et dijonnais, maintenant unifiés, je peux vous dire que, de l’avis de tous nos partenaires, ce CFA apporte une véritable plus-value dans le fonctionnement de l’armée de l’air.

Les enjeux industriels et territoriaux dans la région sont très importants. Quels axes de développement souhaitez-vous privilégier ? Pensez-vous que la Défense peut-être un outil pour l’aménagement du territoire ?

Les armées ne font pas d’aménagement du territoire, ce domaine et les décisions afférentes relèvent du politique. En revanche, les armées, en particulier en Aquitaine, ont un poids économique certain. L’Aquitaine, 5e région française d’implantation de la Défense, est non seulement la 3e région d’implantation des industries d’armement (à ce titre 11% de l’effectif industriel total de la région, soit 16 000 salariés, est issu de la Défense), mais également la 2e région d’implantation de la DGA.

Les armées ne peuvent qu’influencer l’économie locale par la vie-même que ses membres et leurs familles y mènent en dehors de leur activité professionnelle ; consommation des ménages, scolarité, implantations immobilières, adhésion à des associations ou des clubs sportifs, taxes d’habitation, etc. Le poids économique d’un régiment sur la vie locale est évalué généralement à 21 millions d’euros par an.
Au sein de la zone Sud-Ouest, déjà elle-même à forte identité « 3e dimension » comme nous l’avons vu, l’Aquitaine est un pôle reconnu dans le domaine de la maintenance aéronautique. La coexistence d’implantations telles que le CFA, la SIMMAD, le SIAé et son atelier industriel (AIA) avec les industries de l’armement ne peut être que productive et interactive. Le fait que nous soyons au cœur du bassin industriel qui œuvre au maintien en condition opérationnel (MCO) des matériels aéronautiques de la Défense fait qu’il existe une vraie dynamique régionale avec les industries de l’armement, soutenue par les collectivités (nous accueillons d’ailleurs tous les deux ans sur la base aérienne de Mérignac, au titre du MCO, un salon dédié, l’ADS show, couplé à un salon des drones, UAV show, et avons accueilli cette année l’Université d’été de la Défense). L’implantation des forces aériennes s’inscrit dans cette logique de synergie dans laquelle les partenariats innovants sont fondamentaux.

Le constat est inévitable, sur le marché de l’emploi, la Défense en Aquitaine joue un rôle, sinon «majeur», du moins significatif ! Et ce, même si l’action et le soutien de nos forces n’a pas de frontières, ni celles de la zone, ni celle de la métropole.

Le Pacte PME a été lancé il y a un peu plus de 2 ans, par le Ministre de la Défense M. Jean-Yves Le Drian. Il s’agissait d’accompagner et de faciliter le développement des PME dans le secteur de la Défense. Quel bilan faites-vous de ce dispositif ? A-t-il été efficace ? Comment peut-on le promouvoir davantage ?

Dans la région, le lien étroit qui unit les professionnels civils du secteur aéronautique et l’armée de l’air existe déjà depuis de nombreuses années. Nous sommes notamment membres fondateurs du BAAS (Bordeaux-Aquitaine aéronautique et spatial). Nous avons donc, depuis longtemps, tissé des liens aussi bien avec les grands groupes industriels qu’avec certaines PME-PMI. Nous avons également depuis longtemps intégré ici, au sein de l’état-major de Mérignac, des antennes de certains groupes avec du personnel détaché. Sous la direction de la SIMMAD nous participons activement à l’animation de plateaux techniques réunissant utilisateurs, responsables de marchés et industriels sur nos principales flottes. Avec Safran, par exemple, nous avons animé au mois de mai à Mont-de-Marsan le symposium des utilisateurs du moteur du Rafale.
Ces partenariats ne sont bien évidemment pas l’exclusivité de l’armée de l’air et de l’aéronautique militaire ; à titre d’exemple, nous accueillons tous les deux ans sur le camp de Souge (33) un salon dédié aux Forces spéciales et à leurs équipements (SOFINS).

Il existe aussi depuis quatre ans sur Bordeaux, le colloque défense-Medef, journée d’informations thématiques pour permettre aux PME et au ministère de la défense d’échanger sur les besoins existants et faciliter ainsi l’accès des PME aux marchés de la défense. Dans la ZDSO, de nombreuses actions ont été conduites dans ce même objectif en partenariat avec les chambres de commerce et d’industrie (CCI).

Un pôle régional à l’économie de défense (PRED) a été créé et mis en place au sein de la DIRECCTE Aquitaine (direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi). Sous le contrôle du comité de pilotage du pacte défense PME, le PRED a pour mission de faciliter les relations entre les PME et ETI et le MINDEF et d’établir des coopérations et des échanges d’information entre les acteurs régionaux pour les affaires relatives à l’impact économique du MINDEF.

Je suis un fervent partisan des décloisonnements, aussi je souhaite, en respectant les périmètres de chacun, favoriser ce dialogue qui nous permet à tous d’être, ensemble, plus performants. Nous avons tous à gagner du rapprochement des acteurs qui, in fine, contribuent à la réussite de nos engagements opérationnels ; lesquels sont bien, pour nous militaires, le cœur de notre mission ainsi que notre raison d’être.

Un effort conséquent a été réalisé dans la région pour l’enseignement, la recherche et la formation dans le secteur de la Défense. M. Jean-Yves Le Drian a inauguré en début d’année la chaire économie de Défense du Cercle des Partenaires de l’IHEDN ; votre prédécesseur, le Général Jean-Marc Laurent, a pris la tête de la chaire Défense et aérospatial de l’IEP de Bordeaux ; des écoles de formations pour les métiers de l’aéronautique se sont également développées dans la région ; la Base Aérienne 106 de Mérignac a par ailleurs accueilli les Salons de maintenance aéronautique en septembre 2014. Comment expliquez-vous le développement de ces filières ? Quelles mesures doit-on prendre pour promouvoir les synergies entre ces filières ?

Vous décrivez les composants d’une belle dynamique, réelle, ambitieuse et porteuse d’avenir. La recherche de synergie ou de cohérence globale constitue effectivement un réel défi pour nous tous, responsables de haut niveau. La bonne compréhension et connaissance, l’échange, le recul et l’analyse doivent nous permettre d’y parvenir.

Au mois d’avril 2015, la Région Aquitaine va accueillir la 200e Session Régionale de l’IHEDN. Vous avez vous-même été auditeur des Sessions Nationales du CHEM et de l’IHEDN en 2007. Quelles sont vos attentes par rapport à la 200e Session ? Quel est le message que vous souhaitez faire passer aux futurs auditeurs ?

Fin janvier, j’accueillerai sur Bordeaux le préfet Joël Bouchité, directeur adjoint et secrétaire général de l’IHEDN afin d’échanger sur l’organisation de cette 200e session régionale.

Ce sera une première pour Bordeaux et une grande chance d’accueillir cette 200e session régionale car ce rendez-vous réunira de nombreux responsables de haut niveau, français et étrangers, appartenant au secteur public et privé en vue d’approfondir en commun leur connaissance des questions de défense, de politique étrangère, d’armement et d’économie de défense.

_____

Nesheen SOLANKI
Délégué Régional Aquitaine de l’ANAJ-IHEDN
Session Grandes Ecoles – Paris 2012
aquitaine@anaj-ihedn.org
www.anaj-ihedn.org

En continuant votre navigation, vous acceptez l'utilisation des cookies. Plus d'informations

Les cookies sont autorisés sur ce site afin d'améliorer la navigation. Si vous souhaitez continuer veuillez cliquer sur "Accepter" ci-dessous.

Fermer